La Chine isole une ville à nouveau contaminée

Claudine Rigal
Janvier 9, 2021

Shijiazhuang, capitale de la province du Hebei, qui entoure Pékin, a fait état de 117 contaminations dont 63 annoncées mercredi. Sur ce total, 78 personnes sont asymptomatiques.

Ces quelques dizaines de malades ont suffi pour alerter les autorités chinoises.

A en croire les chiffres officiels, la Chine a enregistré 4.634 décès et plus de 87.000 contaminations, dont la très grande majorité à Wuhan (centre), depuis le début de l'épidémie. Les principaux axes routiers menant à cette grande ville de 11 millions d'habitants étaient coupés ce mercredi matin, alors que les autorités chinoises s'efforcent d'y endiguer un foyer épidémique.

Dix autoroutes conduisant à la cité située à 300 km au sud de la capitale étaient fermées, ainsi qu'une gare routière, afin d'empêcher la contagion de se répandre à l'extérieur de la ville.

Gaocheng, l'un de ses districts de Shijiazhuang, a été classé "à haut risque" et coupé du monde. C'est le seul territoire du pays à porter cette étiquette. Les images provenant de la télévision nationale ont montré des résidents testés par des infirmiers en combinaison de protection intégrale.

Le pays, où le nouveau coronavirus a fait son apparition il y a un an, a largement éradiqué l'épidémie depuis le printemps grâce à de stricts contrôles des déplacements, au port du masque généralisé, aux mesures de confinement et aux applications de traçage pour téléphone portable.

Mais la Chine enregistre ces derniers jours des bilans en hausse - même s'ils restent très loin des décomptes annoncés à l'étranger.

Les autorités chinoises sont particulièrement inquiètes avec l'approche des festivités du nouvel an chinois, prévu le 12 février prochain, et qui est marqué, habituellement, par un important afflux de travailleurs qui quittent les grandes villes pour rejoindre leurs familles.

La ville avait auparavant exigé des voyageurs qu'ils présentent un test au COVID-19 négatif, effectué dans les 72 heures avant de monter à bord d'un train ou d'un avion.

Cette recrudescence survient aussi alors qu'est attendue en Chine une équipe de l'OMS chargée d'enquêter sur l'origine du virus. L'Organisation mondiale de la santé a annoncé mardi que les experts n'avaient toutefois pas encore reçu de visa pour entrer dans le pays, alors que certains d'entre eux étaient déjà en route.

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