L'Arabie Saoudite et la Russie s'opposent — Production pétrolière

Xavier Trudeau
Janvier 7, 2021

L'Arabie Saoudite a annoncé ce mardi 05 janvier 2021 une réduction supplémentaire de sa production pétrolière en février et en mars dans le cadre de l'accord de l'OPEP+.

Une voiture passe devant le siège de l'OPEP à Vienne, le 6 mars 2020.

Pendant que l'Arabie Saoudite baisse sa production, le Russie fait le contraire.

Conformément à un accord publié par l'OPEP, la Russie augmentera sa production de 65.000 barils par jour en février, passant ainsi à une production totale de 9.184.000 barils par jours, puis encore de 65.000 barils supplémentaires en mars, passant à 9.249.000 barils par jour. Il s'interroge aussi sur " les effets structurels du Covid-19 sur les comportements des consommateurs, en particulier dans le secteur des transports ".

"Ne mettons pas en péril tout ce que nous avons réalisé pour un bénéfice immédiat, mais illusoire", avait-il ajouté.

"Ce n'est pas tant la disponibilité du vaccin, c'est la vaccination qui compte", a d'ailleurs souligné le demi-frère du puissant prince héritier Mohammed ben Salmane, s'inquiétant aussi des récentes mutations du virus, jugées "inquiétantes et imprévisibles".

Le résultat des négociations des vingt-trois membres de l'Opep+, dont trois sont pour le moment exemptés de quotas, est assez dépendant du bon vouloir des deux poids lourds de l'alliance, la Russie et l'Arabie saoudite, respectivement deuxième et troisième producteurs mondiaux derrière les Etats-Unis.

Au cours de leur dernier sommet, tenu début décembre, les membres de l'OPEP+ ont convenu d'augmenter la production d'un demi-million de barils par jour en janvier, dans une démarche qui se veut prudente, afin d'éviter d'inonder un marché trop fragile et de provoquer des baisses incontrôlées des cours.

L'objectif de l'organisation est avant tout d'ajuster mois par mois l'offre d'or noir, avec en ligne de mire le soutien des prix du brut.

Les deux contrats de référence, le Brent de la Mer du nord européen et le WTI américain, évoluaient en fin de semaine aux alentours de 50 dollars le baril, un niveau moins élevé qu'au début de 2020, mais très supérieur aux tréfonds touchés en avril dernier.

Le cartel a par ailleurs entériné le passage de témoin entre le ministre algérien du Pétrole et celui de l'Angola, Diamantino Azevedo, en qualité de président tournant de l'OPEP.

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