Trump annonce la réouverture des frontières, Biden dément aussitôt — Etats-Unis

Pierre Vaugeois
Janvier 19, 2021

Les tweets sont tombés quelques minutes seulement après l'annonce de la décision de Donald Trump, justifiée par l'instauration, à la même date, d'une obligation de présenter un test négatif de dépistage du coronavirus à l'entrée sur le territoire américain.

À l'heure actuelle, la plupart des citoyens étrangers s'étant rendus dans les 14 jours précédents au Brésil, au Royaume-Uni, en Irlande et dans les vingt-six pays de l'espace Schengen ne sont pas autorisés à entrer aux Etats-Unis.

"Avec la pandémie qui empire, et des variants plus contagieux qui émergent à travers le monde, ce n'est pas le moment de lever les restrictions sur les déplacements internationaux", a écrit Jen Psaki sur Twitter.

Le président élu américain Joe Biden prévoit de prolonger rapidement les restrictions interdisant d'entrée aux Etats-Unis la plupart des voyageurs étrangers s'étant récemment rendus dans les pays européens de l'espace Schengen ou au Brésil, a déclaré lundi une porte-parole de Biden.

" Suivant les conseils de notre équipe médicale, l'Administration n'a pas l'intention de lever ces restrictions le 26 janvier. En réalité, nous avons l'intention de renforcer les mesures de santé publique autour des voyages internationaux pour endiguer davantage la propagation de la Covid-19", a-t-elle fait savoir.

Quelque 10,5 millions de personnes ont déjà été vaccinées contre le coronavirus aux États-Unis, mais la campagne a connu de nombreux ratés. Plusieurs régions menacent de se retrouver à court de vaccins dès cette semaine, notamment dans l'État de New York.

Le président américain sortant n'a en revanche pas levé les restrictions pour les voyageurs non-américains en provenance de Chine ou d'Iran.

Joe Biden veut jouer la prudence sur le plan sanitaire et a d'ores et déjà annoncé un plan de soutien massif de 1900 milliards de dollars à l'économie américaine. Sur la durée, Donald Trump quitte ses fonctions avec une popularité moyenne de 41%, la pire cote parmi tous les présidents sortants, selon Gallup, qui mesure cet indicateur depuis Harry Truman, le chef de l'État américain le moins populaire jusqu'ici (45,4% de 1945 à 1953).

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