Un médicament réduit le risque de complications liées au Covid

Evrard Martin
Janvier 24, 2021

Le traitement à la colchicine est efficace pour prévenir le phénomène de "tempête inflammatoire majeure" et réduire les risques de complications liées au Covid-19, a expliqué le Dr Jean-Claude Tardif, directeur du Centre de recherche de l'ICM et chercheur principal de l'étude COLCORONA.

"Chez ces patients avec diagnostic prouvé de Covid-19, la colchicine a entraîné des réductions des hospitalisations de 25%, du besoin de ventilation mécanique de 50%, et des décès de 44%", peut-on lire sur le site web. Ils démontrent en effet que la colchicine, un médicament initialement utilisé pour traiter la goutte et les péricardites, a diminué de 21% le risque de décès ou d'hospitalisation chez les 4.488 participants atteints du Covid-19 et qui ont participé aux essais.

Le docteur Tardif est d'avis que la prescription de ce médicament pourrait rapidement aider à diminuer les problèmes d'engorgement dans les hôpitaux, réduire les coûts liés aux systèmes de santé des gouvernements d'ici comme ailleurs.

Selon une étude réalisée par l'Institut de cardiologie de Montréal (ICM), la colchicine est efficace pour prévenir les complications liées au virus du Covid-19, notamment les hospitalisations, les intubations et les décès.

Cette "percée scientifique " telle que décrite par l'ICM offre donc une option accessible et économiquement viable pour les patients, comme ce médicament est déjà vendu en pharmacie.

En réalité, la colchicine est une plante qui a été découverte il y a 2000 ans.

"C'est donc un puissant anti-inflammatoire avec un bon profil de sécurité", a ajouté le Dr Guy Boivin, microbiologiste-infectiologue et chercheur pour l'étude COLCORONA.

"C'est le premier espoir pour les patients qui ont la COVID, qui sont inquiets et qui espèrent ne pas avoir de complications, il n'existait aucun comprimé qu'on pouvait prendre par la bouche et réduire les risques", a indiqué le chercheur à l'Institut de Cardiologie de Montréal.

Ce sera désormais la responsabilité du gouvernement du Québec, des autorités de santé publique et du corps médical de décider de la suite des choses pour le traitement de la COVID-19 par la colchicine, a pointé le Dr Jean-Claude Tardif.

"C'était une étude à double insu, c'est-à-dire que ni le patient, ni l'équipe qui gérait l'étude incluant moi, ne savaient si le patient prenait le placebo ou le médicament, il y a avait juste un groupe, indépendant de nous, qui était au courant", a précisé Jean-Claude Tardif à La Presse Canadienne. Elle a été déployée au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Amérique du Sud ainsi qu'en Afrique du Sud.

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