Une campagne de vaccination contre la covid-19 lancée en Inde

Pierre Vaugeois
Janvier 19, 2021

Le début de la campagne de vaccination en Inde contre la COVID-19 a été une réussite avec plus de 224 000 personnes qui ont reçu une dose depuis samedi, s'est félicité dimanche le ministère indien de la Santé, mais l'un des vaccins utilisés suscite l'inquiétude d'une partie de la population.

A travers le monde, les restrictions se durcissent alors que les variants du nouveau coronavirus se propagent.

En Colombie comme au Liban, où les autorités ont imposé un confinement strict, les hôpitaux sont saturés.

L'Inde, a lancé son méga projet de vaccination pour ses 1,3 milliard d'habitants.

"Nous avons eu des retours encourageants et satisfaisants", a déclaré samedi le ministre indien de la Santé, Harsh Vardhan. Le deuxième pays le plus atteint par la pandémie, a commencé samedi sa campagne de vaccination qui prévoit d'immuniser 300 millions de personnes d'ici juillet.

Celle-ci repose sur deux vaccins: le Covaxin développé par Bharat Biotech et le Conseil indien de la recherche médicale; et le Covishield, la version mise au point par AstraZeneca et l'Université d'Oxford.

Sachant qu'elle est le deuxième pays le plus touché - après les Etats-Unis, toujours - par le Covid-19, avec plus de 10 millions de cas déclarés et plus de 150.000 décès à déplorer, même si le taux de mortalité y est l'un des plus faibles du monde. Trois personnes ont dû être hospitalisées, mais deux ont déjà quitté l'hôpital, a-t-il ajouté. Selon une récente enquête menée auprès de 18 000 personnes, 69 % d'entre elles disaient ne pas être pressées de se faire vacciner.

L'Institut norvégien de santé publique a recommande désormais une évaluation approfondie des avantages et inconvénients de la vaccination chez les personnes les plus fragiles ou en fin de vie.

Cette autorisation ouvre la voie au début de la campagne de vaccination qui utilisera dans un premier temps le CoronaVac, produit par la firme chinoise Sinovac en collaboration avec l'institut brésilien Butantan, seul vaccin disponible pour le moment dans le pays.

Les 30 millions de personnels soignants et les plus exposés à la maladie seront les premiers à être vaccinés, suivis par environ 270 millions de personnes de plus de 50 ans ou présentant un état de grande vulnérabilité face au coronavirus.

L'Espagne a commencé dimanche à administrer la deuxième dose du vaccin aux personnes prioritaires qui avaient déjà reçu une première dose en décembre.

Après avoir franchi la semaine dernière la barre symbolique des deux millions de cas confirmés, l'Espagne a enregistré vendredi un record de 40.197 cas en 24 heures.

Les deux laboratoires ont assuré samedi avoir mis en place un "plan" pour limiter à une semaine les retards de livraison de leur vaccin, alors que l'Europe craignait de voir faiblir les livraisons de doses pendant "trois à quatre semaines". L'idée d'un retard de livraisons a semé la panique dans 6 pays Européens vendredi.

L'objectif du nouveau président américain Joe Biden d'injecter 100 millions de doses du vaccin lors des 100 premiers jours de son mandat est "faisable", a estimé dimanche Anthony Fauci, qui va devenir son conseiller principal sur le Covid-19 après avoir été celui de Donald Trump. Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Li a promis aux Philippines un don de 500.000 doses de vaccin.

La pandémie a fait au moins 2.022.740 morts dans le monde depuis sa découverte en Chine en décembre 2019, selon un comptage réalisé par l'AFP à partir de bilans officiels fournis par les autorités dimanche.

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