Violences au Capitole: le bilan s'alourdit à cinq morts, dont un policier

Claudine Rigal
Janvier 9, 2021

Depuis les événements du Capitole, nombre d'anciens ou d'actuels collaborateurs de Donald Trump cherchent ainsi à prendre leurs distances avec le milliardaire.

La ministre américaine de l'Éducation, Betsy Devos, est devenue jeudi 7 janvier la deuxième membre du cabinet de Donald Trump à annoncer sa démission, après l'assaut de partisans du président contre le Capitole, la veille.

Sans attendre, il a endossé le rôle du dirigeant chargé de panser les plaies d'une Amérique meurtrie qui a, selon lui, vécu "l'un des jours les plus sombres" de son histoire. Il n'admettra jamais son rôle dans ces défaites, tout comme il a dit à la foule de ses partisans lors du meeting de mercredi matin qu'il "ne concédera jamais" les défaites elles-mêmes. Boris Johnson s'est aussi dit "ravi" que le Congrès américain ait confirmé jeudi le démocrate Joe Biden en tant que prochain président des Etats-Unis, permettant à la démocratie de "prévaloir".

"Le 25 amendement est totalement inapplicable". "À ceux d'entre vous qui pensent que vous devez quitter votre poste pour lancer un message, je vous appelle à ne pas le faire", a déclaré le sénateur républicain Lindsey Graham, un proche allié de Donald Trump, en suggérant qu'ils offraient un gage de stabilité aux côtés du président dans les derniers jours de son mandat.

Lorsque la session du Congrès a débuté, Mitch McConnell, le chef des Républicains du Sénat, s'est prononcé avec éloquence contre ces objections, affirmant que Biden avait remporté l'élection, que le Congrès n'avait pas le pouvoir d'annuler le vote des citoyens et des États, et que si la pression pour faire passer ces objections était trop forte, le collège électoral pourrait être aboli -démarche qui rendrait la Maison-Blanche à peu près inaccessible aux Républicains à l'avenir- auquel cas la démocratie américaine pourrait subir des dégâts qui lui seraient fatals. Vos appels me manquent.

Comme une partie des démocrates, il se dit même favorable au 25ème amendement, qui permet de destituer un président s'il est jugé inapte à exercer sa fonction, par exemple pour des raisons mentales. "Je ne peux pas rester, pas après hier". Le co-fondateur de Facebook a déclaré que pendant des années, Facebook et Instagram avaient permis à Donald Trump d'utiliser la plateforme pour dire toutes sortes de choses, mais cette fois, il était temps de mettre en œuvre des mesures désespérées car il était devenu évident que Trump était à l'origine de la violence.

Immédiatement après les violences, mercredi, le conseiller adjoint à la Sécurité nationale, Matt Pottinger, avait été le premier à jeter l'éponge. Temporairement privé de réseaux sociaux, il avait laissé la porte-parole de la Maison Blanche condamner en son nom "des violences effroyables".

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