20 départements en "surveillance renforcée", possibles mesures supplémentaires au 6 mars — Covid

Claudine Rigal
Février 26, 2021

Ainsi, le confinement du week-end, la fermeture des centres commerciaux de plus de 5.000 mètres carrés ainsi que la généralisation de l'obligation du port du masque, récemment décrétés le long du littoral des Alpes-Maritimes et dans la communauté de communes des Hauts de Flandre, pourraient également être introduits dans les départements cités ci-dessus.

Vingt départements au total sont concernés: en Ile de France, dans une grande partie des Hauts-de-France (nord) et de Provence-Alpes-Côte-D'azur (sud-est), ainsi que les départements du Rhône (est) et de la Drôme (sud-est), notamment.

En effet ils "cumulent des indicateurs défavorables" à savoir un niveau d'incidence autour de 250 cas pour 100.000 habitants, une part de variant "supérieur à 50%", une pression hospitalière "proche du seuil critique" et "une circulation virale qui commence à s'accélérer sérieusement".

"La seule chose que j'ai compris, c'est que le mantra présidentiel va être appliqué: +il ne faut pas que l'on dise que l'on a confiné le pays+", a réagi sur BFMTV Gilbert Deray, chef du service néphrologie à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière.

Le Premier ministre a justifié la décision de ne pas reconfiner en janvier, qui " nous a permis de gagner du temps " pour vacciner davantage et préserver l'économie. "Sans jurer que cela n'arrivera pas". Plutôt qu'un confinement le week-end, une mesure "très contraignante sur le plan de l'impact sociétal et assez peu efficace sur le plan sanitaire", son premier adjoint, Emmanuel Grégoire, a dit sur la radio France Info préférer "un confinement tout court" à Paris de façon à "vraiment redonner de l'oxygène et avoir la perspective dans trois semaines de tout rouvrir", tout en conservant des mesures de protection sanitaire."On ne peut pas s'imposer de vivre dans une semi-prison pendant des mois".

"La situation épidémique se dégrade dans notre pays", a insisté à Dunkerque Olivier Véran, soulignant que "le nombre de diagnostics augmente désormais jour après jour".

Le ministre de la Santé a adressé une forme de rappel à l'ordre aux soignants réticents à se faire vacciner: "Ca me pose, je vous le dis, un problème comme ministre, comme médecin, comme citoyen, il y a presque une question éthique derrière, donc vraiment il faut se faire vacciner".

"Jean Castex a cependant voulu adresser des notes " d'espoir nous permettant d'envisager le retour à la vie normale " dans plusieurs mois, avec un cap fixé " à la fin du printemps ".

"À la mi-mai, la totalité des personnes de plus de 50 ans se seront vu proposer la vaccination", a aussi promis le Premier ministre, jeudi soir. L'étape suivante sera l'ouverture, début avril, de la vaccination aux plus de 65 ans. Et Olivier Véran a annoncé que la France a commandé "des dizaines de milliers de doses d'anticorps monoclonaux d'une génération supérieure", attendus "à la mi-mars".

Ce variant, qui représentait moins de 40% des cas selon des chiffres diffusés il y a une semaine, fait craindre une explosion épidémique.

En France, la vaccination contre le coronavirus progresse, semaine après semaine, après des débuts chaotiques. "Nous avons effacé en une semaine les deux semaines de baisse consécutive que nous avions enregistrées jusqu'ici", a-t-il déploré.

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