Google ferme son studio Stadia Games and Entertainment — Stadia

Alain Brian
Février 2, 2021

Harrison promet par ailleurs que les employés désormais orphelins de leurs studios (au nombre de 150 environ, selon les sources de Kotaku) seront accompagnés par l'entreprise durant leur transition vers "de nouveaux rôles".

En parallèle du lancement de Stadia, la firme de Mountain View avait ouvert deux studios de développement chapeautés par Jade Raymond, productrice de jeux vidéo qui a notamment travaillé sur des licences telles que Les Sims, Assassin's Creed ou encore Watch Dogs. Créée par Google dans le but de produire et développer des jeux exclusifs pour service de cloud gaming, la division hébergeait deux studios de développement internes, à Montréal et Playa Vista (Californie), qui n'ont ni l'un ni l'autre eu le temps d'achever le moindre titre durant leur très brève existence.

Jade Raymond quitte Google, tandis qu'au cours des prochains mois, la filiale d'Alphabet assure que la plupart des membres de l'équipe de SG&E seront amenés à occuper de nouvelles fonctions. La firme américaine prévoit de rediriger ses efforts dans le développement de Stadia en tant que plateforme.

" Le cycle complet de conception de jeux de qualité supérieure nécessite de nombreuses années de travail et des investissements importants, et les coûts augmentent de façon exponentielle ", justifie Google, qui ne veut donc plus dépenser des millions dans ce domaine.

" En décidant de nous concentrer sur la technologie éprouvée de Stadia et l'approfondissement de nos partenariats commerciaux, nous avons décidé de ne pas investir davantage dans du contenu exclusif de notre équipe de développement interne SG&E, au-delà des jeux prévus à court terme", écrit Phil Harrison, vice-président et directeur général de Google Stadia, dans un article de blog.

A l'avenir, Phil Harrison explique que Google va s'efforcer de travailler avec des développeurs et des éditeurs de jeux externes, afin de proposer leurs jeux directement aux joueurs via sa plateforme de streaming cloud.

Dans les faits, cette annonce ne devrait pas changer grand-chose pour les joueurs.

Cette annonce est tout de même regrettable.

Mais la bonne volonté et l'abondance de moyens ne suffisent décidément pas pour se faire une place au soleil dans l'industrie du développement de jeux vidéo, et Google n'est pas le premier géant du web à s'y casser les dents.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL