La nouvelle promesse de Macron aux français — Crise sanitaire

Pierre Vaugeois
Février 3, 2021

Un troisième vaccin autorisé et la promesse d'avoir vacciné " tous les Français qui le souhaitent d'ici la fin de l'été ": le gouvernement tente de passer la vitesse supérieure dans sa gestion de l'épidémie de Covid-19 après avoir refusé d'imposer un nouveau confinement dans l'immédiat. Il a fait cette déclaration, dans la soirée de ce mardi 2 février 2021, au micro de LCI/TF1.

L'Union européenne a sécurisé 2,3 milliards de doses de vaccins pour l'instant, ce qui permet de garantir cette vaccination générale des Français d'ici à la fin de l'été. Après avoir rencontré dans l'après-midi les acteurs industriels (laboratoires producteurs de vaccins et les principaux sous-traitants pharmaceutiques français, européens et mondiaux), le Président de la République s'est exprimé sur la stratégie de vaccination.

Il a aussi estimé que, " début mars ", auront été vaccinés les 80 % des pensionnaires des Ehpad qui l'auront souhaité, soit 500.000 personnes, assurant que la campagne de vaccination " se déroule au rythme qui était prévu ".

Emmanuel Macron a estimé mardi que la France serait en mesure de proposer un vaccin à toute sa population adulte avant la fin de l'été, compte tenu des contrats signés au niveau européen. " Aujourd'hui, nous sommes sur un plateau". Il s'agit " collectivement d'être extraordinairement responsables comme nos concitoyens le sont depuis plusieurs semaines, et je les en remercie très profondément ". Il n'a pas exclu la perspective d'un reconfinement: " Chaque jour, nous vérifions les chiffres, chaque jour nous suivons la situation, elle est extrêmement tendue, mais j'ai confiance dans notre capacité à nous mobiliser. Une part de la réponse est dans nos mains. "J'essaierai de prendre à chaque étape les décisions les plus adaptées", a-t-il souligné. Dans les meilleurs délais, les autorités européennes regarderont scientifiquement ce vaccin et en fonction de ce résultat, l'homologueront.

A propos du vaccin d'AstraZeneca, le chef de l'Etat a précisé que l'Etat allait suivre " évidemment " la recommandation de la Haute autorité de Santé de le réserver aux moins de 65 ans. "Ce n'est pas une décision politique, c'est une décision scientifique, et heureusement ".

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