Le Liban reçoit les premières doses du vaccin Pfizer/BioNTech

Evrard Martin
Février 15, 2021

Mahmoud Hassoun, le chef de l'unité des soins intensifs à l'hôpital Rafic Hariri, principal établissement public mobilisé dans la lutte contre le coronavirus, s'est vu administrer le vaccin Pfizer/BioNTech, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Un demi-million de personnes se sont enregistrées sur la plateforme en ligne pour être vaccinées, selon le ministère de la Santé. "Les réfugiés syriens et palestiniens" y auront également accès.

Dans un pays affligé par des crises, économique, sociale et politique, où les hôpitaux sont saturés et le secteur médical dépassé par l'épidémie, les responsables politiques sont régulièrement fustigés pour une gestion désastreuse des affaires publiques.

Le Japon a donné son accord dimanche pour le lancement de sa campagne de vaccination contre le coronavirus. "Aujourd'hui, le ministre de la Santé a donné un feu vert spécial au vaccin de Pfizer", a annoncé le bureau du Premier ministre dans un tweet.

Le ministre de la Santé, Hamad Hassan, a été à l'aéroport de Beyrouth pour la réception des 28.500 doses arrivées de Belgique.

La première phase de vaccinations concernera le personnel médical et les plus de 75 ans.

Selon les derniers chiffres officiels, le Liban a enregistré à ce jour 336.992 cas dont 3.961 morts. Le pays a connu une flambée des cas due à l'assouplissement des restrictions pendant les fêtes de fin d'année et à la propagation de variants plus contagieux.

Un confinement est en vigueur depuis la mi-janvier. Une levée progressive des restrictions a été initiée le 8 février.

Vendredi, la Banque mondiale a rappelé que le système de santé était "soumis à de fortes pressions en raison de la pandémie, une crise macroéconomique profonde et prolongée, et enfin (les répercussions) de l'explosion dévastatrice au port de Beyrouth", le 4 août dernier.

Celle-ci a entraîné la démission du gouvernement Diab qui continue néanmoins à gérer les affaires courantes.

Malgré le besoin urgent de réformes gouvernementales pour obtenir une aide internationale tant nécessaire, les formations politiques au Liban sont empêtrées depuis six mois dans des marchandages sur la formation du prochain cabinet.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL