Vaccination, rythme, nombre de doses... ce qu’a dit Emmanuel Macron sur TF1

Claudine Rigal
Février 3, 2021

"Il a précisé que l'Europe avait " sécurisé " la fourniture d'un total de " 2,3 milliards " de doses, " et nous espérons faire encore plus", a-t-il ajouté. Le président Emmanuel Macron fait "confiance" aux Français pour "freiner l'épidémie" dans le pays. " Mais on ne le proposera pas aux plus de 65 ans ", a-t-il insisté.

Il a ainsi assuré que la production de vaccins anti-COVID-19 commencerait fin février ou début mars sur le sol français, dans quatre sites.

S'il ne pourra pas être injecté à tous les âges, le vaccin d'AstraZeneca pourra l'être par davantage de professionnels de santé car il peut être stocké à long terme dans des frigos classiques, contrairement aux deux autres déjà disponibles, ceux de Pfizer/BioNTech et Moderna, qui doivent l'être à très basse température (-70°C pour le premier et -20°C pour le second). Les sous-traitants pharmaceutiques Delpharm, Recipharm, Fareva, Cenexi, Unither, les laboratoires Sanofi, GSK, Ipsen, Eli Lilly, Regeneron/Roche, Celtrion et Merck ont également participé aux discussions, de même que les laboratoires vétérinaires Boeringher Ingelheim, Virbac, et Ceva. Emmanuel Macron a par ailleurs noté que la stratégie de vaccination utilisée en France, ne permettra pas, à court terme, " de gérer la situation de l'épidémie " de coronavirus.

L'enjeu est notamment de raccourcir les transferts de technologie, qui généralement mettent plus de 18 mois à se réaliser, pour les ramener à quelques mois, afin de vacciner l'ensemble des Européens le plus rapidement possible.

Le chef de l'Etat devait proposer d'appuyer au mieux les acteurs industriels par l'accélération du processus réglementaire ou encore un soutien opérationnel, grâce à une équipe dédiée, placée sous l'autorité de la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher.

Le fait que ce vaccin ne soit pas recommandé pour les personnes âgées contraint la France à adapter sa stratégie.

Le nombre de patients hospitalisés et en réanimation reste élevé (au niveau de 27.000 et 3.000 respectivement), mais une légère baisse est pourtant observée par rapport au bilan de vendredi, selon les chiffres fournis par Santé publique France.

Mais "c'est notre mobilisation à tous, c'est-à-dire notre capacité à tenir les gestes barrières" et "notre capacité à bien respecter le triptyque tester-accompagner-protéger", a-t-il ajouté. "Cela représente 500 000 de nos concitoyens".

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