Affaire des écoutes : condamné, Nicolas Sarkozy s’éloigne d’un retour en politique

Solenn Plantier
Mars 3, 2021

L'ancien président français Nicolas Sarkozy et deux de ses anciens collaborateurs sont condamnés à trois ans de prison - dont deux avec sursis - pour corruption.

Nicolas Sarkozy, qui a toujours affirmé n'avoir jamais commis " le moindre acte de corruption ", va faire appel, a annoncé son avocate.

L'affaire des "écoutes" remonte à 2014. C'est la peine prononcée à l'encontre de Nicolas Sarkozy lundi dans le cadre de l'affaire dite des " écoutes ".

L'ancien magistrat Gilbert Azibert a été condamné pour " corruption passive " et " recel de violation de secret professionnel " à trois ans d'emprisonnement, dont un ferme. "A bas la corruption " ou encore " Vous n'avez pas honte de soutenir un voyou pareil "... pendant que d'autres ont souhaité beaucoup de courage à Carla Bruni et l'ancien Président de la République. Il devient le 2e président, après Jacques Chirac, qui avait reçu une peine de 2 ans de prison avec sursis en 2011, à être condamné par la justice. De plus, il est aussi impliqué dans d'autres affaires qui pourraient encore lui causer quelques soucis avec la justice. Dans son délibéré, le tribunal écrit ainsi à propos de Nicolas Sarkozy, qu'il " convient d'aménager la partie ferme de la peine ab initio sous le régime de la détention à domicile sous surveillance électronique eu égard à sa situation actuelle ".

Le patron du PNF a jugé " injustes " les critiques formulées régulièrement contre son parquet, provenant notamment de celui qui est désormais garde des Sceaux, l'ancien avocat Éric Dupond-Moretti. À la veille de sa venue au JT de TF1, prévue mercredi, Nicolas Sarkozy a accordé une interview au Figaro, mise en ligne mardi et à paraître dans le journal du lendemain. Cette décision sera aussi cruciale pour Nicolas Sarkozy, qui affronte dès le 17 mars un deuxième procès, dans l'affaire "Bygmalion", portant sur les frais de sa campagne présidentielle de 2012. En échange, la promesse d'un soutien pour un poste à Monaco. Un non-lieu avait par ailleurs été rendu dans l'affaire Bettencourt, en 2013. Gilbert Azibert, avocat général dans une chambre civile, n'intervenait pas directement dans ce dossier mais il a selon le tribunal joué de ses relations.

Les avocats des prévenus avaient aussi torpillé une enquête préliminaire parallèle menée par le PNF.

Cette enquête a été classée près de six ans après son ouverture et " cachée " à la défense, selon eux.

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