Le plan de relance de Biden franchit l'étape décisive du Sénat

Solenn Plantier
Марта 7, 2021

Le président américain a salué le vote d'un plan dont les États-Unis ont " désespérément besoin", selon lui, pour sortir de la crise née de la pandémie de coronavirus.

"Nous avons fait un pas de géant" pour venir en aide aux Américains, a déclaré Joe Biden, après l'adoption de ce plan par le Sénat. "Cette année a été interminable, mais un nouveau jour s'est levé et nous pouvons dire aux Américains que les secours arrivent", a commenté le chef de la majorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer.

Le Sénat américain a débuté jeudi l'examen du gigantesque plan de relance voulu par Joe Biden avec la lecture exhaustive des plus de 600 pages du texte sur la demande des républicains opposés au projet de loi, qui devrait être adopté dans les prochains jours grâce aux voix démocrates.

Le projet de loi autorise également une augmentation de 300 dollars par semaine des allocations de chômage jusqu'au début du mois de septembre, réduisant ainsi le montant que les démocrates de la Chambre avaient initialement approuvé plus tôt dans le mois.

Le plan de relance prévoit notamment des chèques de 1 400 dollars pour des millions d'Américains, ainsi que 350 milliards de dollars d'aide aux États et aux collectivités locales. Vendredi, les démocrates ont dû reporter un vote clé pendant neuf heures pour convaincre le sénateur centriste de Virginie occidentale Joe Manchin de voter en faveur de l'extension de l'assurance chômage jusqu'en septembre. Et ne manquera pas de faire grincer chez les progressistes.

Avec leurs 50 sénateurs, contre 50 républicains, les démocrates peuvent compter sur le vote de la vice-présidente Kamala Harris en cas d'égalité à la chambre haute mais ne peuvent se permettre aucune défection. L'occasion pour l'opposition républicaine, qui juge ces mesures trop coûteuses et pas assez ciblées, de présenter ses doléances.

En février, 379 000 emplois ont été créés, près de trois fois plus qu'en janvier, avait annoncé dans la matinée le département du Travail.

"A ce rythme, il faudra deux ans pour revenir dans les clous" et retrouver le niveau de février 2020, a averti le président américain. L'interdiction de servir en salle a en effet été assouplie dans certaines régions.

Et les entreprises du pays se mettent surtout en ordre de bataille pour le mini-boom économique annoncé.

Mais sans nouvelles aides, tout cela "va ralentir", a-t-il prévenu, "on ne peut pas faire un pas en avant et deux pas en arrière".

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