Risques d’attaque contre le Capitole, les autorités en état d’alerte — USA

Evrard Martin
Mars 4, 2021

Une menace prise très au sérieux sur place deux mois après l'assaut meurtrier donné par des manifestants pro-Trump début janvier. Difficile pour autant de ne pas voir l'ombre de Qanon: des membres du mouvement n'ont en effet jamais accepté la victoire de Joe Biden et pensent que le 4 mars, Donald Trump sera investi président des États-Unis pour un second mandat.

Cette date ne doit rien au hasard: jusqu'en 1933, les présidents américains étaient investis le 4 mars, et non le 20 janvier comme c'est désormais la tradition.

"Nous avons obtenu des informations qui montrent un possible projet d'une milice identifiée visant à forcer l'entrée du Capitole le 4 mars", a écrit la police dans un communiqué, en affirmant être "préparée pour toutes menaces potentielles". Plusieurs d'entre eux avaient témoigné du traumatisme vécu début janvier lorsqu'ils avaient dû se cacher des insurgés.

La police a souligné avoir "déjà opéré un renforcement important de la sécurité" du Capitole depuis le coup de force de janvier. Toujours au cours de l'audition devant deux commissions du Sénat, il a indiqué que l'autorisation pour le déploiement de la Garde nationale a " finalement été donnée par le ministre de la Défense par intérim et m'a été transmis par des responsables de l'armée de Terre à 17H08 ", précisant que " ça ne devrait pas prendre trois heures ".

Le prix des chambres au luxueux hôtel Trump International, près du Capitole, a lui explosé jusqu'à 1.331 dollars la nuit pour mercredi et jeudi soir, contre 476 dollars jusqu'à la fin mars. Il a par ailleurs estimé que ce retard veut dire que la garde nationale était indisponible durant l'émeute qui a fait cinq morts. Plus de 270 personnes sont poursuivies pour leur participation à cette attaque, selon le FBI.

Lors d'une nouvelle audition mercredi, le général William Walker, chef de la Garde nationale de Washington, a affirmé qu'il avait fallu 3 heures et 19 minutes au Pentagone pour autoriser le déploiement de ses troupes après la demande du chef de la police du Capitole, débordé par les manifestants.

Robert Salesses, un haut responsable du ministère de la Défense, a confirmé que Christopher Miller - nommé par Donald Trump le 9 novembre, soit près d'une semaine après sa défaite à l'élection présidentielle - avait décidé que la décision d'activer la Garde nationale lui revenait.

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