Étude: Le vaccin Pfizer neutralise le variant brésilien

Alain Brian
Mars 11, 2021

Le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke avait déclaré la semaine dernière lors de la conférence de presse consécutive au comité de concertation que l'allongement de l'intervalle entre les deux doses Pfizer pourrait constituer une "possibilité d'accélération supplémentaire" de la campagne de vaccination. L'hôpital de Bayeux en Normandie y avait vu une bonne nouvelle avant de se faire rappeler à l'ordre par l'Agence régionale de santé. Même expérience pour le médecin Jean-Paul Hamon qui a déploré sur LCI dimanche 7 mars des "doses gâchées".

Pour l'avenue de Ségur, la septième dose ne peut être la règle car elle ne peut être retirée que dans des circonstances spécifiques, "loin d'être majoritaires dans le matériel dont disposent aujourd'hui les vaccinateurs".

L'autorisation de mise sur le marché du vaccin Pfizer ne prévoit l'injection que de six doses par flacon, mais ceux-ci contiennent en réalité sept doses. "Mais, à partir du moment où on constate que certains y arrivent, nous devons être très clairs, en tant qu'autorité, dans notre discours: cette septième dose ne doit pas être perdue", précisent encore les équipes d'Olivier Véran.

"On a des gens sur le terrain qui ont fait part de leur capacité à retirer une septième dose de Pfizer", admet le ministère de la Santé, qui rappelle qu'il est essentiel de respecter l'AMM.

Les chercheurs ont découvert que le sang prélevé sur des personnes complètement vaccinées était capable de neutraliser une version modifiée de la souche virale identifiée pour la première fois au Brésil. En janvier déjà ils avaient affirmé pouvoir en tirer six, plutôt que cinq comme prévu.

"Les analyses de l'AFMPS (Agence fédérale des médicaments et des produits de santé) et de l'European Medicines Agency ont montré que cela ne pose pas non plus de problèmes juridiques".

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