Une nouvelle confrontation s’engage entre les États-Unis et la Chine

Claudine Rigal
Mars 19, 2021

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken et le chef du Pentagone Lloyd Austin sont au Japon, étape inaugurale de leur premier déplacement à l'étranger, pour renforcer les liens des États-Unis avec leurs alliés dans la région face à l'influence croissante de la Chine.

A ses côtés, le conseiller du président Joe Biden pour la sécurité nationale a assuré que les Etats-Unis ne voulaient pas d'un "conflit" avec la Chine mais étaient "ouverts à une compétition rude".

Les déclarations d'Antony Blinken interviennent avant une réunion prévue jeudi en Alaska qui marquera la première rencontre entre les responsables de l'administration Biden et leurs homologues chinois pour discuter des relations entre les deux grandes puissances mondiales.

Les Etats-Unis ont dénoncé ce qu'ils considèrent comme des tentatives d'intimidation de la part de Pékin envers ses voisins.

Le chef de la diplomatie américaine, qui se trouvait mardi à Tokyo dans le cadre de sa première tournée en Asie, a mis en garde la Chine contre l'utilisation de la "coercition et de l'agression" sous peine d'une riposte des États-Unis.

Après des entretiens avec leurs homologues japonais à Tokyo, les responsables de l'administrations américaine ont averti que "le comportement de la Chine, lorsqu'il est incompatible avec l'ordre international existant, présente des défis politiques, économiques, militaires et technologiques ".

" Les ministres se sont engagés à s'opposer à la coercition et aux comportements déstabilisateurs à l'égard des autres pays de la région", ajoute ce texte conjoint.

La Corée du Nord a été aussi au coeur des discussions alors que, selon la Maison blanche, Pyongyang a ignoré les efforts américains en vue d'un dialogue.

Antony Blinken a souligné l'importance d'une étroite collaboration avec le Japon et la Corée du Sud sur la dénucléarisation de la Corée du Nord.

" Pour l'avenir, nous partageons la même détermination à relever le défi posé par la Corée du Nord, notamment en ce qui concerne ses programmes de missiles nucléaires et, bien entendu, ses violations des droits de l'homme", a-t-il ajouté.

" Nous examinons si diverses mesures de pression supplémentaires pourraient être efficaces, si des voies diplomatiques ont un sens, tout cela est à l'étude", a déclaré M. Blinken.

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