Arrestations au cœur du pouvoir royal de Jordanie

Claudine Rigal
Avril 4, 2021

Des alliés de la Jordanie ont vite apporté leur soutien samedi au roi Abdallah II.

Bassem Awadallah, qui était chef de la Cour royale de 2007 à 2008, a été arrêté notamment avec Cherif Hassan ben Zaid, a précisé une source de sécurité citée par Petra, sans préciser le nombre total de personnes arrêtées.

Le demi-frère du roi et ancien prince héritier, Hamza, a été appelé à arrêter ses activités nuisibles au royaume.

Bassem Awadallah, qui a été l'un des moteurs des réformes économiques de la Jordanie avant de démissionner de son poste de chef de la cour royale en 2008, a, pour sa part, longtemps été confronté à une forte résistance de la part de la vieille garde et d'une bureaucratie bien établie.

Le roi Mohammed VI a exprimé sa solidarité pleine et naturelle avec la Jordanie, ce pays frère, ainsi que son soutien à toutes les décisions prises par le souverain jordanien pour assurer la stabilité et la sécurité de ce pays.

Le prince Hamza n'est pas considéré comme une menace majeure pour la monarchie jordanienne et il est marginalisé depuis des années.

L'armée a dans le même temps démenti que Hamza ait été arrêté avec plusieurs autres personnes pour des raisons de sécurité, allant dans le sens d'un autre responsable jordanien, cité par la télévision d'État Al Mamlaka. Le demi-frère du roi a également confirmé qu'il n'était "pas autorisé à sortir, communiquer ou accueillir des personnes, parce que durant les réunions où j'ai été présent ou sur les réseaux, il y avait des critiques à l'encontre du gouvernement ou du roi ".

"Selon le Washington Post, le prince Hamza a été " placé sous restrictions " après " la découverte de ce que des responsables du palais ont décrit comme un complot complexe et de grande envergure ". Le général Youssef Huneiti, chef des Etats majors, a déclaré, dans un communiqué: "Les informations faisant état d'une arrestation du prince Hamza sont fausses, mais il lui a été demandé de cesser toutes ses activités qui pourraient nuire à al sécurité nationale ".

Lorsqu'Abdallah est devenu roi en février 1999 après la mort de son père Hussein, il avait nommé Hamza prince héritier conformément au souhait de leur père.

On ne sait pas à l'heure actuelle à quel point les prétendus comploteurs étaient proches de la mise en œuvre du plan ou de ce qu'ils prévoyaient de faire exactement.

Il avait été accusé par certains députés et autres politiciens ainsi que par des journalistes de s'ingérer dans les plans de privatisation du pays.

Les arrestations de hauts responsables et de membres de la famille royale sont rares en Jordanie.

Le département d'État américain a aussi réagi en assurant que le roi Abdallah II était un "partenaire clé" des États-Unis et qu'il "bénéficiait de soutien total".

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