Aucun doute sur la "légitimité" de Biden, affirme un chef républicain

Evrard Martin
Mai 13, 2021

Liz Cheney a demandé à ses collègues de laisser le chef de la minorité républicaine à la Chambre, Kevin McCarthy, décider s'il voulait un vote oral ou non. Et l'accuser d'avoir incité la violence des manifestants pro-Trump lors de l'assaut meurtrier du Capitole. L'élue du Wyoming représente la ligne dure du parti républicain.

" Cette réunion ne se centrera pas sur l'avenir du parti républicain", a-t-elle souligné, en épinglant les divisions qui agitent le " Grand Old Party ".

A coups de communiqués incendiaires, l'ex-président républicain a largement pesé dans l'éviction attendue de Liz Cheney, " une imbécile va-t-en-guerre qui n'a rien à faire dans la hiérarchie ". "Après avoir écouté beaucoup d'entre vous ces derniers jours, il apparaît évident que nous avons besoin d'un changement".

Et mardi soir, elle a donné un discours cinglant contre son ennemi.

" Je n'y participerai pas. Je ne resterai pas immobile en silence pendant que d'autres mènent notre parti sur une voie qui abandonne l'Etat de droit, et rejoignent la croisade de l'ancien président pour saper notre démocratie ".

Liz Cheney, 54 ans, avait survécu à une première motion de défiance en février. Le gouverneur de l'Arkansas, au cours d'un entretien avec CNN a déploré l'attitude de certains républicains de la Chambre, probablement manipulés par Trump, qui tentaient d'évincer la représentante Liz Cheney de sa position de présidente de la conférence du Parti républicain pour avoir été la bête noire de Trump. Mais depuis, ses critiques envers le milliardaire républicain n'ont pas cessé et la patience des chefs républicains s'est étiolée.

Mme Cheney, fille de l'ancien vice-président Dick Cheney sous George W. Bush, était la femme républicaine la plus haut placée au Congrès américain. Un rôle d'autant plus crucial que les élections parlementaires des "midterms" de 2022 approchent, et que le parti espère reprendre la majorité au Congrès.

Le message de Kevin McCarthy est clair: impossible de l'emporter sans montrer un front uni.

Vivement opposée à Donald Trump, notamment depuis l'invasion du Capitole, Liz Cheney devrait perdre ses fonctions de direction au sein du groupe républicain de la Chambre des représentants.

La numéro trois dispose aussi de soutiens, mais sans doute trop rares pour la maintenir à son poste. "J'estime qu'on ne peut pas continuer sans lui", a déclaré le sénateur républicain Lindsay Graham.

Pour la remplacer, lui comme Kevin McCarthy soutiennent Elise Stefanik, 36 ans, arrivée au Congrès il y a six ans avec des positions plutôt modérées et qui a opéré un net virage pour devenir fervent soutien de l'ex-président républicain, y compris dans ses accusations sans fondement de fraudes électorales.

Le vote n'a provoqué aucun débat dans la salle.

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