Le président américain décrit un homme "dur" et "intelligent" — Sommet Biden-Poutine

Claudine Rigal
Juin 15, 2021

"La Russie et la Chine cherchent à nous diviser, mais notre alliance est solide".

Le président américain Joe Biden a atterri à l'aéroport militaire de Melsbroek, dimanche, à 20h49 précises. Le président américain a profité de sa participation au sommet de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord pour appeler le président russe a cesser ses provocations à l'égard des États-Unis et leurs alliés. Et "nous ferons notre possible pour que l'Ukraine puisse résister à l'agression" russe, a-t-il ajouté.

Lundi, le secrétaire général de l'Otan, le Norvégien Jens Stoltenberg, a cherché à atténuer la portée de la déclaration finale du sommet. Avertissement adressé également cette fois collectivement à la Chine.

"Les ambitions déclarées de la Chine et son comportement déterminé représentent des défis systémiques pour l'ordre international fondé sur des règles et dans des domaines revêtant de l'importance pour la sécurité de l'Alliance", ont affirmé les alliés.

Mais pas question d'une nouvelle guerre froide.

Un milliard de vaccin pour les pays pauvres Face aux appels à la solidarité qui se sont multipliés ces derniers mois, ils ont convenu de redistribuer un milliard de doses de vaccins anti-Covid d'ici la fin 2022 pour combler le retard d'immunisation dans les pays pauvres et favoriser une reprise plus égalitaire. "Cela représente une nouvelle dimension et un défi sérieux pour l'Otan", a-t-il expliqué. "Les dirigeants du G7 ont complètement échoué à relever les défis de notre temps", a accusé Oxfam.

Le sommet a également lancé la révision du concept stratégique de l'Alliance adopté en 2010 pour la préparer à faire face aux nouvelles menaces dans l'espace et le cyberespace.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a insisté lundi 14 juin sur la volonté de Kiev de rejoindre l'Otan en dépit des réticences de l'Alliance qui craint qu'une telle adhésion n'attise les tensions avec Moscou.

Si le retrait américain d'Afghanistan, décidé sans concertation avec ses alliés, a mis à mal la crédibilité des opérations extérieures de l'Otan, les Alliés ne vont pas abandonner ce pays aux talibans.

"L'Alliance doit se consulter davantage et investir mieux", a plaidé Jens Stoltenberg.

Encore faut-il que les Américains les jugent "fiables". La France est du nombre, pas l'Allemagne, ni l'Italie, ni l'Espagne.

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