Le procureur requiert 18 mois de prison contre Damien Tarel — Macron giflé

Alain Brian
Juin 11, 2021

Le tribunal correctionnel de Valence a condamné Damien T. à une peine de 18 mois de prison dont 14 avec sursis.

Ce jeudi, le parquet a requis à Valence (sud-est) une peine de 18 mois de prison ferme. "Je ne veux pas interférer dans le travail de la justice", a immédiatement précisé le chef de l'État, qui n'a pas porté plainte, alors que le suspect était jugé en comparution immédiate pour cet acte commis à l'encontre du président de la République. "Ce geste n'est pas qu'une volonté de frapper, mais c'est de l'humiliation". C'est une atteinte intolérable à l'institution, à la présidence de la République. Il y a chez le prévenu une espèce de détermination froide.

Le procureur avait également demandé une interdiction définitive d'exercer une fonction publique, et une interdiction des droits civiques ainsi que de détenir une arme pour une durée de 5 ans.

C'est pendant un déplacement dans la Drôme, dans le cadre de son tour de France, que le Président a reçu une gifle de la part d'un individu alors qu'il était venu à la rencontre d'un groupe de personnes rassemblées derrière une barrière de sécurité.

Un deuxième homme interpellé, Arthur C., "va se voir délivrer une convocation en justice pour la fin du second semestre 2022 pour répondre des infractions en lien avec les armes détenues illégalement ", a déclaré mercredi, dans un communiqué, le procureur de la République Alex Perrin. Ils sont membres d'associations de leur commune "en lien avec les arts martiaux, le Moyen-âge et l'univers mangas", a rappelé le magistrat.

Les deux mis en cause étaient jusqu'ici inconnus des services judiciaire et des services de renseignements.

À son domicile, des "livres anciens sur l'art de la guerre et "Mein Kampf" ainsi qu'un drapeau à fond rouge avec faucille et marteau jaune et un drapeau de la révolution russe", ont été trouvés lors d'une perquisition.

Damien Tarel a reconnu son ancrage à la droite du spectre politique, assurant que son cri Montjoie Saint-Denis prononcé avant sa gifle fait référence au cri de ralliement historique des chevaliers français. "Face à ce geste inqualifiable, toute la Nation doit être solidaire du chef de l'État", a-t-il plaidé. Avant d'affirmer: "La vraie violence, ce n'est pas ça".

Emmanuel Macron a toutefois estimé que "quiconque porte l'autorité publique a droit au respect".

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