Jérusalem: un palestinien tué par les forces israéliennes

Claudine Rigal
Juillet 22, 2017

"En effet, alors que quelque 3000 fidèles musulmans terminaient la grande prière du vendredi à l'extérieur de la mosquée Al-Aqsa, une poignée d'entre eux ont commencé à lancer des poubelles et des pierres contre les forces de sécurité israélienne", poursuit le quotidien qui rappelle que l'accès à l'esplanade des Mosquées a été interdit vendredi aux Palestiniens de moins de 50 ans dans un contexte de fortes tensions.

Trois Palestiniens ont été tués vendredi dans des affrontements entre les forces israéliennes et des manifestants, selon le ministère palestinien de la Santé. Les nouvelles mesures de sécurité instaurées par les forces de l'ordre israéliennes font suite à une attaque perpétrée le 14 juillet par trois Arabes israéliens, contre des policiers israéliens faisant deux morts parmi eux. - Portiques de sécurité controversés - Le Croissant rouge, les services de premiers secours palestiniens, ont indiqué que 109 Palestiniens avaient été blessés, dont 38 hospitalisés, dans les heurts à Jérusalem-Est. Un troisième est mort après avoir été touché au coeur par balles à Abou Dis, en Cisjordanie occupée. Elle a arrêté son frère, a indiqué sa porte-parole.

En signe de protestation, ils ont décidé de ne plus aller prier sur l'esplanade des Mosquées et des centaines de Palestiniens effectuent depuis dimanche leurs prières dans la vieille ville. Près de 500 blessés Après avoir débuté à Jérusalem-Est, les heurts se sont propagés vendredi 21 juillet à la Cisjordanie occupée où, selon l'armée israélienne, 3.000 Palestiniens se sont rassemblés en plusieurs points, les affrontements les plus violents ayant lieu à Qalandya, près de Ramallah, et à Hébron, dans le sud du territoire palestinien. "Les femmes de tout âge seront admises", a dit la police dans un communiqué. La police israélienne a fait état de 29 arrestations vendredi à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.

Israël contrôle les accès à l'esplanade des Mosquées, qui cristallise les tensions israélo-palestiniennes depuis des décennies, mais sa gestion revient à la Jordanie.

La polémique sur les l'installation des détecteurs de métaux s'est propagée dans le monde arabo-musulman.

D'autre part, les ministres jordanien et émirati des Affaires étrangères ont demandé que le site soit "immédiatement et totalement" rouvert aux fidèles, appelant la communauté internationale à intervenir. D'autres ont été tués dans des raids de l'aviation israélienne à Gaza ou lors de manifestations anti-israéliennes.

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