Premier rapatriement d'un soldat français mort pendant la guerre d'Algérie depuis 1962

Claudine Rigal
Août 6, 2017

C'est une première et certainement une dernière. "Cela a pu se faire car le corps a été exhumé d'une nécropole française".

Selon le lieutenant-colonel, ce type d'opération ne se reproduira a priori pas. "Il faut obtenir l'autorisation de l'Etat algérien et de l'Etat Français", a-t-il expliqué, évoquant également les difficultés des démarches et le coût très lourd pour les familles.

C'est une première qui devrait bouleverser beaucoup de monde dans les P.O. Pour la première fois depuis la fin de la guerre, le gouvernement algérien a accepté en juin dernier d'accorder l'exhumation et le rapatriement du corps d'un soldat français, Jean Vilalta, mort en Algérie.

Les algériens ne s'opposent pas au rapatriement du soldat Français mais le parallèle avec l'affaire de la restitution des crânes des résistants algériens se trouvant dans un musée en France est flagrant l'équilibre des relations algéro-française est évidemment mis en question.

Entre 300 et 400 soldats français seraient inhumés en Algérie, selon Christophe Corréa, délégué militaire départemental, interrogé par France Bleu. Les honneurs militaires lui ont été rendus par un détachement du 3e Régiment parachutiste d'infanterie de marine de Carcassonne (3e RPIMa).

Les obsèques officielles ont eu lieu dans une cathédrale comble en présence de la famille originaire d'Argelès-sur-Mer, de la sous-préfète des Pyrénées-Orientales Hélène Girardot, d'élus locaux et de représentants d'une cinquantaine d'associations d'anciens combattants et de rapatriés d'Algérie.

Aujourd'hui, si sa famille est parvenue à faire rapatrier sa dépouille, c'est parce que les autorités algériennes se sont montrées conciliantes.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL