Ouverture d'une enquête pour violation du secret de l'instruction — Affaire Maëlys

Claudine Rigal
Octobre 24, 2017

Les multiples fuites dans la presse au sujet de l'affaire Maëlys qui pourrait avoir de graves conséquences sur l'enquête pour tenter de retrouver la petite fille, disparue à Pont-de-Beauvoisin (Isère) fin août.

Deux mois après sa disparition, Maëlys reste introuvable et l'enquête prend un drôle de tournant: les relations entre la gendarmerie et le procureur de Grenoble sont devenues exécrables.

Les accusations du procureur ont fait bondir le patron de la gendarmerie, le général Richard Lizurey.

"Jai ouvert vendredi dernier une enquête préliminaire pour violation du secret de lenquête et de linstruction, confiée à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et à la Direction interrégionale de police judiciaire de Lyon (DIPJ)", a déclaré à lAFP le procureur de la République de Grenoble, Jean-Yves Coquillat. C'est "l'enquête qui doit déterminer" qui est à l'origine des fuites estime le patron de la gendarmerie, qui défend ses hommes: "Je trouve scandaleux, alors même qu'ils passent des jours et des nuits sur une affaire qui est une affaire importante, qu'ils se fassent accuser de manière totalement scandaleuse par un magistrat sans aucune preuve de ce qu'il avance".

Et de préciser que cette procédure est "assez rare" et "c'est la première fois qu'une enquête n'est pas confiée à l'inspection du service en question". "Si les auteurs sont identifiés, il y aura des sanctions", a-t-il averti. "Mes enquêteurs, jusqu'à preuve du contraire, n'ont pas fait de faute", a insisté le général Lizurey.

Le procureur a par ailleurs formellement démenti des informations de presse selon lesquelles l'audition du suspect par les juges d'instruction, qui avait été reportée à la demande de son conseil, aurait lieu vendredi. Elles "sont au niveau local et parisien, au niveau de la direction de la gendarmerie, de la Section de recherches et de l'IRCGN [Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale]", a-t-il détaillé.

Depuis la disparition de l'enfant, dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 août lors d'un mariage auquel elle assistait avec ses parents, la région a été passée au peigne fin. Les enquêteurs de la gendarmerie ont notamment sondé de nombreux points d'eau, en vain.

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