Boris Johnson aux prises avec de nouvelles fuites embarrassantes

Xavier Trudeau
Avril 29, 2021

Le député travailliste Keir Starmer n'a pas manqué d'attaquer le conservateur, après que la commission électorale a annoncé l'ouverture d'une enquête sur les faits, "convaincue qu'il existe des motifs raisonnables de soupçonner qu'une ou plusieurs infractions ont pu être commises".

Le Premier ministre s'en est vivement défendu.

Un porte-parole du gouvernement avait indiqué, mardi, que les coûts de la rénovation de l'appartement avaient été pris en charge par Boris Johnson, sans préciser si le dirigeant avait ou non bénéficié d'un prêt qu'il avait ensuite remboursé. "Je me suis conformé entièrement au code de conduite et au code ministériel", a-t-il assuré.

Boris Johnson est embourbé dans une série d'accusations, formulées notamment par son ancien bras droit et cerveau de la campagne victorieuse du Brexit en 2016, Dominic Cummings, qui viennent éclipser dans la presse le succès de la campagne vaccinale anti-Covid.

L'ex-conseiller Cummings avait étrillé le dirigeant conservateur et mis en cause son intégrité dans un long billet publié sur son blog vendredi. Sur son site, il a confirmé l'existence de ces rénovations tout en prenant ses distances: "Le PM a cessé de me parler de ce sujet en 2020 quand je lui ai dit que je pensais que son plan de faire payer les donateurs en secret pour la rénovation était contraire à l'éthique, stupide, possiblement illégal et enfreignait certainement les lois sur la révélation des donations politiques [.] J'ai refusé de l'aider à organiser ces paiements.ma connaissance du sujet est donc limité". À quelques jours des élections locales du 6 mai, ces attaques sont particulièrement malvenues pour Boris Johnson, déjà mis en cause dans un scandale de lobbying éclaboussant certains membres de son gouvernement.

Sa première tâche sera de "vérifier les faits entourant la rénovation de l'appartement de Downing Street et informer le Premier ministre de toute nouvelle déclaration d'intérêts qui pourrait être nécessaire", a explique Downing Street.

Le journal Daily Mail, qui ne précise pas ses sources, affirme lundi qu'au cours d'une réunion fin octobre, Boris Johnson a lancé: " plus de putains de confinements, laissons les corps s'accumuler par milliers ". Le budget évoqué par les médias britanniques pour ces travaux au 11 Downing Street -plus grand que le 10, où il s'est installé avec sa fiancée Carrie Symonds et leur fils d'un an-: 200 000 livres, dont seulement 30 000 sont couvertes par les fonds publics chaque année.

Dans une ambiance de règlement de comptes entre Boris Johnson et son ancien conseiller Dominic Cummings, le gouvernement britannique a démenti lundi une phrase choc attribuée au premier ministre pour s'opposer à un nouveau confinement à l'automne dernier.

"Les confinements sont des choses terribles mais je dois dire que nous avons considéré que nous n'avions pas le choix", a-t-il déclaré. Depuis ses débuts, l'épidémie a fait plus de 127.000 morts au Royaume-Uni.

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