Feu vert pour le certificat sanitaire européen — Union européenne

Pierre Vaugeois
Mai 21, 2021

"Ce qui permettrait une entrée en vigueur le 1er juillet", a déclaré l'eurodéputé espagnol Juan Fernando Lopez Aguilar, négociateur du Parlement, lors d'une conférence de presse.

Devant les exigences du Parlement européen qui voulait des tests gratuits et une promesse de levée de toutes les mesures restrictives, les 27 ont failli jeter l'éponge mais la Commission voulait absolument ce "certificat Covid ".

Le document "attestera que son détenteur a été vacciné contre le coronavirus, ou qu'il a reçu récemment un test négatif, ou bien encore qu'il s'est remis de l'infection", a indiqué le Parlement européen dans un communiqué.

Au bout du compte, les Vingt-Sept sont convenus de s'abstenir d'imposer des restrictions sanitaires supplémentaires, comme des tests et des périodes d'isolement, à moins que celles-ci ne soient considérées comme nécessaires pour des motifs de santé publique, a précisé le Parti populaire européen, principal groupe parlementaire à Bruxelles.

Le pass sanitaire figure au menu du sommet des dirigeants européens lundi et mardi prochains. Par la suite, l'accord devrait être approuvé par le Parlement européen entre le 7 et le 10 juin.

A partir du 1er juin, les pays membres pourront commencer à se servir du système dans des conditions réelles s'ils sont prêts, selon la Commission.

L'horizon se dégage pour les voyages au sein de l'UE cet été malgré la pandémie: les eurodéputés et les États membres sont parvenus à un accord sur le pass sanitaire européen, qui devrait entrer en vigueur au 1er juillet. Les eurodéputés et États membres de l'Union Européenne sont parvenus à un accord à son sujet ce jeudi 20 mai. Le compromis trouvé souligne la nécessité de tests "abordables et accessibles".La Commission s'est engagée à mobiliser 100 millions d'euros pour acheter des tests, en recourant à un financement européen, "l'instrument d'aide d'urgence", destinés à certaines catégories prioritaires."L'idée est de faciliter l'accès d'abord à ceux qui traversent souvent la frontière, pour aller travailler, à l'école, voir leur famille, et puis on regardera les catégories qu'on peut aider, on pense aux enfants qui accompagnent leurs parents pour des voyages", a expliqué à l'AFP Didier Reynders. Il revient aux États membres de décider s'ils intègrent ce certificat dans leur application de traçage nationale -comme en France- ou s'ils utilisent une application distincte.

Ce certificat sera disponible aux formats numérique et papier, permettant aux autorités de déterminer le statut d'un voyageur sur la base de ses antécédents dans son pays européen d'origine.

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