Face à la Chine, Joe Biden a-t-il encore besoin de l'Europe?

Alain Brian
Июня 10, 2021

Près de cinq mois après son arrivée au pouvoir, Joe Biden s'est envolé mercredi pour le Royaume-Uni, première étape d'une tournée européenne durant laquelle il compte insister sur la fermeté de l'alliance transatlantique en vue de son face-à-face avec Vladimir Poutine. Une visite au programme assez rempli: ce jeudi 10 juin, il arrive en Grande-Bretagne pour une rencontre avec le Premier ministre Boris Johnson avant le sommet du G7 qui se déroulera en Cornouailles du 11 au 13. Suivra encore une visite à la reine Élisabeth II à Windsor le dimanche 13. Le nouveau président américain, conscient de la nécessité de réformer son pays, poursuit sur sa lancée et annonce dans la foulée vouloir investir 2.200 milliards pour moderniser les infrastructures américaines ainsi que 1.800 milliards pour soutenir les familles. Pour échanger et découvrir de nouveaux podcasts, rejoignez aussi le Slate Podcast Club sur Facebook.

Le président américain rencontrera lors de cette tournée son homologue russe Vladimir Poutine. "Ce déplacement vise à concrétiser l'engagement renouvelé de l'Amérique envers ses alliés", écrit Joe Biden dans une tribune publiée par le Washington Post.

Au sortir du mandat de Donald Trump, les alliés accueilleront les "propos rassurants" de Joe Biden "avec un peu scepticisme", estime Suzanne Maloney, du centre de réflexion Brookings, basé à Washington.

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Comment le locataire de la Maison Blanche s'est-il préparé à ce déplacement de huit jours, qui le mènera aussi à Bruxelles et au cours duquel il multipliera les rencontres bilatérales? "Il connait certains de ces dirigeants, dont le président Poutine, depuis des décennies", a-t-elle insisté. Pour le financement, Joe Biden évoque une réforme fiscale incluant notamment une hausse de l'impôt sur les sociétés et sur les revenus des plus aisés ainsi qu'une taxation minimale mondiale des multinationales.

La Maison Blanche, qui alterne messages conciliants et mises en garde, affirme cependant qu'elle a des attentes modestes.

Le président américain ne cherche "pas le conflit avec la Russie", mais "une relation stable et prévisible", a-t-il poursuivi.

La présidence américaine a donné peu de détails sur le déroulement de ce tête-à-tête.

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