Gifle : Macron dénonce des faits "isolés" d'"individus ultraviolents"

Alain Brian
Июня 9, 2021

Deux personnes ont été interpellées par le peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG) de Valence, suite à cette gifle donnée au président.

Le chef de l'État Emmanuel Macron a réagi à la gifle qu'il a reçu de la part d'un individu, ce mardi à Tain-l'Hermitage (Drôme) lors de sa visite.

Une vidéo de la scène publiée sur les réseaux sociaux montre un homme portant un tee-shirt kaki, une barbe noire et une chevelure longue, porter une gifle au président de la République, tandis qu'une voix hurle le cri de guerre royaliste "Montjoie Saint Denis!", ainsi que "À bas la macronie". Damien T.et Arthur C. - des Drômois âgés de 28 ans -, l'un étant l'auteur de la gifle, ont immédiatement été interpellés et entendus par les gendarmes. "Et quand la bêtise s'allie à la violence, c'est inacceptable", a-t-il tancé dans la soirée, en se livrant à un long bain de foule à Valence en compagnie de son épouse Brigitte.

L'Elysée a tenté de minimiser l'incident, soulignant que cela n'avait pas affecté la visite du président, qui souhaitait communiquer avec les Français dans le cadre d'une tournée pour "sonder sa popularité". Le premier ministre, Jean Castex, a lui aussi dénoncé ce geste à l'Assemblée nationale: "J'en appelle à un sursaut républicain", a-t-il déclaré devant les députés.

En déplacement en région Grand Est pour soutenir la tête de liste RN aux élections régionales, Marine Le Pen s'est également indignée de l'incident: " Il est inadmissible de s'attaquer à des responsables politiques, mais plus encore le président de la République, parce qu'il est le président de la République ", a-t-elle déclaré, estimant que ce geste était " profondément condamnable dans une démocratie ".

D'une seule voix, la gauche et la droite sont unanimes: les faits sont inqualifiables. Je condamne fermement l'agression physique intolérable qui a visé le président de la République. ", a-t-il écrit, en référence à la polémique créée hier par ses propos sur les attentats et la présidentielle". Un incident qui a provoqué l'indignation au sein de la classe politique, à commencer par le Premier ministre.

"Quelques minutes avant d'avoir été giflé, M. Macron avait lui-même appelé " tout le monde au respect et au calme " pour ne pas fragiliser la démocratie". Je pense que cette campagne pue.

Les attaques physiques contre les présidents sont extrêmement rares en France.

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