L'ultraconservateur Ebrahim Raïssi donné vainqueur — Présidentielle en Iran

Solenn Plantier
Juin 19, 2021

Chef de l'Autorité judiciaire, M. Raïssi, 60 ans, faisait figure d'archifavori, faute de concurrence réelle après la disqualification de ses principaux adversaires.

Joint au téléphone à Téhéran, Kamal résume l'apathie de ses compatriotes, qui devraient s'abstenir massivement ce vendredi lors de l'élection de leur président de la République, pour succéder au modéré Hassan Rohani, qui après deux mandats ne peut plus se représenter.

Selon les médias d'Etat, le dépouillement est encore en cours en début de matinée.

Dans des messages sur Instragram, sur Twitter ou relayés par les médias iraniens, le député Amirhossein Ghazizadeh-Hachémi, l'ex-commandant en chef des Gardiens de la Révolution Mohsen Rézaï et l'ancien président de la Banque centrale Abdolnasser Hemmati, concurrents de M. Raïssi, ont reconnu à leur manière sa victoire.

Le taux de participation s'est établi à 48,8%, a précisé le ministre, soit la plus faible mobilisation enregistrée pour un scrutin présidentiel depuis l'instauration de la République islamique en 1979.

Les Iraniens ont élu leur nouveau président.

M. Khamenei lui-même avait appelé à plusieurs reprises à faire échec à une campagne de mouvements d'opposition en exil appelant à boycotter le scrutin.

"Je félicite le peuple pour son choix", a déclaré M. Rohani dans un discours télévisé.

"Si Dieu le veut, nous ferons de notre mieux pour que l'espoir désormais présent dans les coeurs du peuple s'accroisse", a-t-il déclaré lors de sa rencontre avec M. Ghalibaf. Pour sa campagne, il a promis de mener une " lutte incessante contre la pauvreté et la corruption ".

Amnesty International a néanmoins dénoncé son élection à la présidence, jugeant qu'il devrait faire l'objet d'une enquête pour "crimes contre l'humanité" et "répression brutale" des droits humains.

M. Raïssi figure sur la liste noire des responsables iraniens sanctionnés par Washington pour "complicité de graves violations des droits humains".

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